Présidentielle 2027

Éducation : propositions des candidats

École, enseignement supérieur et égalité des chances.

Rémunération des stages : que proposent les candidats ?

Glucksmann et Mélenchon proposent une hausse des gratifications. Le premier annonce un minimum chiffré, le second prévoit une concertation sans fixer de montant dans les sources consultées. Cette différence ne permet pas de conclure que Mélenchon propose moins.

Sources relues le . Ces engagements ne modifient pas les scores du questionnaire.

Raphaël Glucksmann

Place publique · Annonce du

Au moins 1 000 € par mois au-delà de deux mois de stage

Il annonce un relèvement par décret après son élection en 2027. Il s’agit d’une gratification de stage, pas d’un salaire.

Limites : la publication ne précise ni le financement, ni le traitement du temps partiel, ni le calendrier juridique. Elle ne propose pas ce minimum pour les stages de deux mois ou moins.

Publication originaleAFP / Le Parisien, 15 octobre 2026

Jean-Luc Mélenchon

La France insoumise · Programme, édition 2025, et site de campagne 2027

Augmenter les indemnités et encadrer le recours aux stages

Le site de campagne prévoit une hausse en concertation avec les syndicats et une négociation avec les branches patronales sur les postes ouverts aux stages, afin d’éviter qu’ils remplacent des CDD.

Limites : aucun montant minimal, seuil de durée ou calendrier n’est précisé dans ces passages. La page classe cette mesure parmi celles déjà présentes au programme, pas parmi les nouvelles contributions à arbitrer.

La date exacte de publication de la page n’est pas renseignée. Consultation le : ce n’est pas la date d’une nouvelle annonce.

Site de campagne, « Construire l’autonomie des jeunes »L’Avenir en commun, édition 2025, p. 80

Pour comparer les montants, le minimum légal de 2026 est de 4,50 € par heure, avec un total mensuel variable selon les heures de présence. Il est obligatoire au-delà de deux mois de stage, selon les conditions légales. Règles de gratification sur Service Public. L’absence de proposition retrouvée pour une autre candidature ne signifie pas qu’elle s’oppose à une hausse.

Quatre positions actuelles restent non établies

Au , la recherche n’a pas confirmé d’engagement personnel actuel assez précis sur un minimum général de gratification des stages étudiants pour ces quatre candidatures.

Ce constat décrit les sources retrouvées. Il ne signifie ni opposition à une hausse, ni soutien au minimum actuel. Les documents anciens ci-dessous ne comblent pas cette absence de preuve actuelle.

Antécédents personnels : de 2014 à 2023

Jordan Bardella : trois votes européens du 14 juin 2023

Sur le rapport A9-0186/2023 de Monica Semedo relatif aux stages de qualité, les listes nominatives du enregistrent trois votes contre de sa part :

  • Résolution entière : contre. Adoptée par 404 voix pour, 78 contre et 130 abstentions.
  • Annexe I, cinquième partie : contre la mention de la rémunération à prévoir dans les conventions de stage relevant de la directive proposée, conformément à la directive européenne sur les salaires minimaux. Passage adopté par 318 voix pour, 274 contre et 22 abstentions.
  • Annexe I, troisième partie : contre l’inclusion des stages obligatoires d’accès à une profession dans le champ proposé. Passage adopté par 395 voix pour, 153 contre et 70 abstentions.

Limites : il s’agit d’une résolution adressant des recommandations à la Commission, pas d’une loi fixant directement un minimum français. Les deux votes séparés précisent son vote sur le texte entier, sans établir ses motifs. Ils ne constituent ni un engagement actuel, ni une prise de position sur le montant de 1 000 €. Son engagement personnel actuel reste non établi.

Journal officiel C/2024/1473 : objet des votes p. 34–35, votes nominatifs p. 117–119 et 123Copie du Journal officiel consultée sur Wikimedia Commons

Marine Le Pen : apprentissage et alternance en 2022

Programme présidentiel de 2022, livret jeunesse, mesure 1, p. 7. La date exacte de publication du livret n’est pas renseignée.

Elle propose un chèque financé par l’État, avec une hausse mensuelle annoncée de 230 € pour les moins de 18 ans et de 330 € pour les 18-25 ans choisissant l’apprentissage, l’alternance ou la formation professionnelle.

Limites : ce sont des compléments de rémunération, pas un minimum général de gratification des stages étudiants. Ce programme personnel de 2022 est hébergé par le RN ; il n’est pas pour autant un engagement personnel de Jordan Bardella. Sa reprise pour 2027 n’a pas été confirmée.

Programme jeunesse de Marine Le Pen, campagne 2022, p. 7

Bruno Retailleau : deux actes sur les stages en santé

: vote contre une extension de la gratification

Il figure nominativement parmi les opposants à l’amendement 32, qui supprimait les dérogations à l’obligation de gratification pour les stages inclus dans les formations des professionnels de santé et des auxiliaires médicaux. L’amendement est rejeté : 31 voix pour, 315 contre.

: question sur les indemnités infirmières

Dans la question écrite n° 20332, il demande une clarification des cotisations prélevées sur les indemnités des étudiants infirmiers, notamment en promotion professionnelle et en formation continue. Il souligne leur faible montant sans proposer de nouveau barème.

Limites : ces actes concernent des formations de santé et des questions différentes. Ils ne prouvent ni une opposition actuelle à toute gratification ni un engagement sur le seuil de 1 000 €. La réponse ministérielle du 28 juillet 2016 n’est pas une déclaration de Retailleau.

Sénat : objet de l’amendement 32Sénat : scrutin nominatif n° 181 du 14 mai 2014Sénat : question du 25 février et réponse du 28 juillet 2016

Documents de parti : attribution séparée

Les programmes collectifs, les votes de groupe et les propos d’autres élus ne sont pas attribués automatiquement aux candidats.

  • Rassemblement national : les programmes collectifs des législatives de 2024 et des européennes de 2024 ont été examinés. Aucun engagement précis sur un minimum général de gratification n’a été retrouvé dans les versions consultées. Ils ne permettent pas de compléter les positions personnelles de Le Pen ou de Bardella.
  • Horizons : le manifeste du parti ne fournit pas de mesure précise sur cette gratification dans le texte consulté. Il reste distinct des priorités personnelles d’Édouard Philippe sur l’éducation et l’économie, où aucun engagement spécifique n’a été retrouvé non plus.

Les prises de position d’autres élus RN ou LR ne remplacent pas une preuve personnelle. Les votes européens non confirmés nominativement et les attributions sans source primaire restent hors de cette comparaison.

BAFA : une proposition de loi de 2023

François Ruffin et Boris Vallaud, cosignataires

Proposition de loi n° 1480 déposée le , présentée notamment avec Benjamin Lucas.

L’article 13 prévoit une gratification obligatoire du stage pratique de formation au BAFA, quelle que soit sa durée. Son montant serait fixé par accord de branche ou accord professionnel étendu et, à défaut, par décret.

Limites : c’est une proposition déposée, pas une loi adoptée. Aucun minimum uniforme n’y est chiffré. Ce texte concerne le BAFA, pas tous les stages étudiants. L’exposé des motifs évoque une prise en charge par l’État, mais cette garantie n’est pas reprise dans le dispositif de l’article 13. La gratuité de la formation prévue à l’article 10 est une mesure distincte.

Assemblée nationale : signataires, exposé des motifs et article 13

Lycées professionnels : annonces et financement en 2023

Ces prises de parole concernent les périodes de formation en milieu professionnel des élèves. Elles ne constituent pas des engagements nouveaux pour 2027 sur les stages universitaires.

Emmanuel Macron, président de la République

Annonce du

Il annonce une indemnisation financée par l’État à partir de septembre 2023 : 50 € par semaine en première année de CAP ou en seconde professionnelle, 75 € en deuxième année de CAP ou en première professionnelle, 100 € en terminale professionnelle.

Limites : ces montants hebdomadaires concernent les élèves de la voie professionnelle. L’annonce ne peut être comparée directement au minimum mensuel proposé pour les stages étudiants. Cette fiche décrit le discours de 2023, pas un bilan de mise en œuvre ni une candidature pour 2027.

Élysée : discours du 4 mai 2023

Gabriel Attal, alors ministre de l’Éducation nationale

Intervention au Sénat du

Lors de l’examen du budget de l’enseignement scolaire, il défend la réforme des lycées professionnels et indique que l’adoption de la mission budgétaire financera la gratification des stages.

Limites : il défend ici le financement d’une politique gouvernementale. Cela ne prouve ni un nouveau minimum personnel pour les stages étudiants, ni un engagement de campagne pour 2027.

Sénat : compte rendu du 1er décembre 2023, p. 13-14

6 propositions à comparer

VotezPour recense 78 prises de position personnelles documentées sur cet enjeu.

Limiter certaines classes à vingt élèves

Les écoles situées dans les zones prioritaires auraient une limite de 20 élèves par classe.

23 positions documentées, 26 non établies. Une position non établie reste hors de la comparaison.

Recruter davantage d’AESH

Certains élèves disposent d’une décision leur accordant un accompagnement, mais ne reçoivent pas toutes les heures prévues lorsque les AESH disponibles sont trop peu nombreux. L’Éducation nationale augmenterait leurs effectifs pour réduire cet écart.

16 positions documentées, 33 non établies. Une position non établie reste hors de la comparaison.

Permettre l’uniforme scolaire

Une école ou un collège pourrait décider, dans un cadre national, que tous les élèves portent une tenue commune pendant le temps scolaire.

8 positions documentées, 41 non établies. Une position non établie reste hors de la comparaison.

Accroître l’autonomie pédagogique

Les équipes locales pourraient adapter une part plus importante des horaires, des méthodes et des projets aux besoins de leurs élèves, dans les limites des programmes nationaux.

9 positions documentées, 40 non établies. Une position non établie reste hors de la comparaison.

Abolir Parcoursup

La plateforme et sa procédure de classement seraient remplacées par un autre système d’inscription. Le nombre de candidats peut aujourd’hui dépasser le nombre de places dans certaines formations, ce qui impose de définir une nouvelle règle d’affectation.

15 positions documentées, 34 non établies. Une position non établie reste hors de la comparaison.

Accroître l’autonomie d’organisation

Les directions locales pourraient décider plus librement de la répartition des moyens, des emplois du temps ou de certains recrutements.

7 positions documentées, 42 non établies. Une position non établie reste hors de la comparaison.

Une comparaison sourcée

Les réponses sont rattachées à des programmes, votes ou déclarations vérifiables. L’absence de source suffisamment précise reste affichée comme une position inconnue.