Présidentielle 2027 · Climat et énergie
Mettre fin aux ventes thermiques neuves en 2035 : position de Nathalie Arthaud
À partir de 2035, la vente de voitures neuves à moteur thermique devrait prendre fin.
Position revue le
Plutôt opposé
Orientation documentée, mais dont la formulation ne reprend pas exactement la proposition.
Orientation documentée · confiance documentaire 85 %.
Ce que changerait la proposition
Les nouvelles voitures fonctionnant avec un moteur à combustion ne pourraient plus être mises en vente.
Après 2035, une voiture à essence déjà utilisée pourrait encore être revendue, mais un modèle neuf concerné ne pourrait plus être commercialisé.
Portée à garder en tête : La proposition n’interdit pas de conserver ou de revendre une voiture déjà en circulation.
Citations, dates et sources
Cette attribution porte sur la proposition précise. Elle n’est pas déduite de l’étiquette politique ou du parti.
« Avec des prix qui flambent depuis dix ans, la voiture redevient un produit de luxe. Ainsi, en France, il faut en moyenne débourser quelque 26 000 euros pour un véhicule neuf (35 % de plus qu’il y a dix ans, selon L’Argus), s’ajoutant au prix du carburant qui explose depuis 2021. Nombre de travailleurs se voient contraints de mettre à la casse leur véhicule, à motorisation essence ou diesel, alors que les constructeurs portent l’entière responsabilité de leur caractère polluant. La conversion vers le véhicule électrique, aujourd’hui engagée par la plupart des constructeurs automobiles, est d’abord payée par les subventions publiques et par les automobilistes, sans pour autant garantir son innocuité du point de vue environnemental. Tant les trusts pétroliers que ceux de l’automobile rançonnent les travailleurs, pourtant contraints à utiliser un véhicule personnel, faute de logements bon marché à proximité de leur lieu de travail et de transports collectifs. […] Les travailleurs ont les moyens d’imposer une toute autre organisation de l’économie et des transports : instaurer la gratuité des transports en commun, leur développement harmonieux en fonction des besoins de la population et des générations à venir et ceci de l’échelon local à l’échelon international. »
Réponse de Nathalie Arthaud au questionnaire de TDIE sur les transports
Discours ou entretien intégral · Lutte ouvrière · publié le · collectée le
« Un des symboles de cette industrie verte et pourvoyeuse d’emplois serait la voiture électrique et l’implantation d’un « hub de batteries » dans les Hauts-de-France. On est loin du compte ! Vu l’énergie et les minerais nécessaires pour les batteries, il n’est pas sûr que la voiture électrique soit meilleure pour l’environnement. Quant aux emplois, le patronat compte bien en supprimer, estimant pouvoir fabriquer cette voiture avec moins de main-d’œuvre. La seule chose sûre, c’est que la voiture électrique est une aubaine pour les investisseurs. C’est un marché avec une croissance garantie, puisque l’Union européenne veut interdire la vente de voitures neuves équipées d’un moteur thermique en 2035. Et c’est un marché avec subventions et aides étatiques garanties. […] Aujourd’hui, tous les capitaux se ruent sur la voiture électrique et il en manque pour construire des logements. La même pénurie règne du côté des médicaments, et les familles de malades doivent courir les pharmacies pour trouver du paracétamol, des antiépileptiques ou de l’amoxicilline. C’est toute la stupidité et le gâchis d’un système qui n’est pas conçu pour répondre aux besoins de la population, mais pour réaliser du profit. […] Alors nous, travailleurs, nous n’avons sûrement pas à applaudir à leur dernière idée en date pour faire du profit. »
Industrie verte : par l’odeur alléchés…
Site officiel · Lutte ouvrière · publié le · collectée le