Présidentielle 2027 · Libertés individuelles
Interdire la surveillance biométrique généralisée : position de Gérald Darmanin
Dans l’espace public, la reconnaissance biométrique automatisée devrait être réservée aux enquêtes judiciaires ciblées.
Position revue le
Tout à fait opposé
Orientation documentée, mais dont la formulation ne reprend pas exactement la proposition.
Position ayant évolué · confiance documentaire 98 %.
Ce que changerait la proposition
Les autorités ne pourraient pas identifier automatiquement toutes les personnes présentes dans un lieu public.
Une caméra ne pourrait pas comparer en continu le visage de chaque passant à une base de données, mais une recherche autorisée pourrait viser une personne précise.
Portée à garder en tête : Une recherche visant une personne précise resterait possible dans le cadre d’une enquête judiciaire autorisée.
Citations, dates et sources
Cette attribution porte sur la proposition précise. Elle n’est pas déduite de l’étiquette politique ou du parti.
« De la reconnaissance faciale partout dans l’espace public ? Si l’opinion publique y est hostile aujourd’hui, le ministre de la Justice Gérald Darmanin estime que le pays y viendra dans quelques années, notamment dans la lutte contre le trafic de drogue. « Il y a vingt ans, on disait beaucoup de mal des caméras de vidéosurveillance. Maintenant, je crois qu’il n’y a plus grand monde qui les conteste. » Et si « aujourd’hui l’opinion publique ne semble pas prête », il prédit que « dans cinq ou dans dix ans, on fera de la reconnaissance faciale », car c’est son « langage de vérité » et qu’il n’y a pas mieux « si on veut vraiment lutter contre l’insécurité et contre la drogue ». »
La France finira par accepter la reconnaissance faciale partout, selon Gérald Darmanin
Citation rapportée · Numerama · publié le · collectée le
« M. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur : « Comme vous, je suis opposé à la reconnaissance faciale. Il faut écrire dans le droit français ce que l’on veut faire avec l’image de demain. Nous pouvons trouver un compromis au niveau des deux chambres. […] Nous avons posé la question à la CNIL et au Conseil d’État, qui nous ont répondu qu’il fallait un cadre législatif. La question est de savoir si l’on doit expérimenter la reconnaissance faciale, s’il faut l’interdire et quels sont les fichiers qui pourront l’utiliser. C’est au Parlement et au Conseil constitutionnel d’établir ce cadre, afin de concilier liberté et sécurité. » »
Audition sur la programmation du ministère de l’Intérieur
Vote ou action parlementaire · Sénat · publié le · collectée le