Présidentielle 2027 · Logement

Relancer la construction de logements sociaux : position de François Ruffin

L’État devrait financer une relance nationale de la construction de logements sociaux.

Position revue le

Tout à fait favorable

Le programme officiel de François Ruffin prévoit de renforcer le financement public des bailleurs sociaux pour doubler leur production. Il propose à court terme 2 à 3 milliards d’euros supplémentaires par an, puis une amplification du soutien. Le total de 200 000 logements publics et intermédiaires annuels inclut aussi les jeunes et les seniors : ce n’est pas un objectif de 200 000 logements sociaux par an.

Position explicite · confiance documentaire 97 %.

Ce que changerait la proposition

Dans les zones où les demandes dépassent fortement les logements disponibles, l’État augmenterait les financements accordés aux organismes HLM pour construire de nouveaux logements à loyers réglementés.

Un programme financé sur cinq ans pourrait fixer chaque année un nombre de logements à construire, puis répartir les crédits entre les territoires selon leurs besoins.

Portée à garder en tête : La question ne fixe ni le nombre de logements, ni leur localisation, ni la part financée par l’État, les collectivités et les bailleurs.

Donner votre avis sur cette proposition

Citations, dates et sources

Cette attribution porte sur la proposition précise. Elle n’est pas déduite de l’étiquette politique ou du parti.

« C’est pourquoi pour doubler leur production, les bailleurs sociaux ont besoin d’un doublement des soutiens publics, car ils sont également obligés de réhabiliter leur parc énergivore tout en gardant des loyers modérés. En effet, les bailleurs sociaux sont eux aussi soumis à l’interdiction progressive de louer leurs logements énergivores de la loi « Climat et résilience ». Il leur reste 1,1 million de logements classés E à G à rénover d’ici 2034, avec des soutiens publics qui ne couvrent qu’environ 20% du coût des travaux. Dans ce cadre, l’étude « Perspectives sur le logement social » de la Banque des territoires de 2024 souligne que, sans soutien public supplémentaire, les bailleurs devront arbitrer entre les obligations de rénovation et les objectifs actuels de production. Un retour à la situation d’avant 2018 (soit +2 à 3 milliards d’euros par an) est nécessaire à court terme et devra être amplifié progressivement. Cet effort pourra notamment être financé par la fin des avantages fiscaux aux multipropriétaires, en particulier l’abattement sur les plus-values immobilières. »

Face à la crise du logement

Programme officiel · Nous Président, campagne de François Ruffin · publié le · collectée le

Consulter la source originale