Présidentielle 2027 · Libertés individuelles
Interdire la surveillance biométrique généralisée : position de Fabien Roussel
Dans l’espace public, la reconnaissance biométrique automatisée devrait être réservée aux enquêtes judiciaires ciblées.
Position revue le
Tout à fait favorable
Orientation documentée, mais dont la formulation ne reprend pas exactement la proposition.
Orientation documentée · confiance documentaire 91 %.
Ce que changerait la proposition
Les autorités ne pourraient pas identifier automatiquement toutes les personnes présentes dans un lieu public.
Une caméra ne pourrait pas comparer en continu le visage de chaque passant à une base de données, mais une recherche autorisée pourrait viser une personne précise.
Portée à garder en tête : Une recherche visant une personne précise resterait possible dans le cadre d’une enquête judiciaire autorisée.
Citations, dates et sources
Cette attribution porte sur la proposition précise. Elle n’est pas déduite de l’étiquette politique ou du parti.
« Cette loi n’est cependant que la pointe immergée d’un « capitalisme de la surveillance » et de la prolifération de multiples capteurs, au travail comme à domicile, avec l’Internet des objets, la géolocalisation, les caméras de surveillance municipales, la technologie de la reconnaissance faciale, le fichage biométrique, le traçage de notre activité sur le web et les métadonnées. Cette économie de la surveillance de notre vie repose sur la captation et l’exploitation économique de nos données personnelles. Exercée par des États comme par des plateformes numériques marchandes, elle permet de nouvelles formes de contrôle social qui se donnent le pouvoir de repérer, de stigmatiser, de rappeler à l’ordre et de sanctionner ce qui ne serait pas dans la norme. Face à cela, le code informatique ne peut être la loi, il est impératif de construire un nouveau système de droits, donner de nouveaux pouvoirs aux citoyens, de garantir et développer les libertés. Je formule donc les propositions suivantes : abrogation de la loi de « sécurité globale » qui vise en fait à transformer tout l’espace public en espace sécuritaire ; abrogation des directives liberticides mettant en cause la liberté d’expression et de la presse sur Internet ; arrêt de tous les projets à l’image d’Indect visant à installer en Europe une société de la surveillance de masse. »
Réponse de Fabien Roussel aux dix engagements d’Amnesty International
Programme officiel · Amnesty International France · publié le · collectée le