Présidentielle 2027 · Climat et énergie
Interdire de nouvelles éoliennes : position de David Lisnard
La construction de nouvelles éoliennes devrait être interdite en France.
Position revue le
Plutôt favorable
David Lisnard veut renoncer aux filières éoliennes les plus coûteuses et ne financer que les capacités dont la demande est démontrée.
Orientation documentée · confiance documentaire 84 %.
Ce que changerait la proposition
Aucun nouveau parc éolien terrestre ou maritime ne pourrait être autorisé, même lorsqu’un projet respecterait les autres règles environnementales et locales.
Un projet de parc en mer ayant obtenu un avis favorable ne pourrait pas être construit après l’entrée en vigueur de l’interdiction.
Portée à garder en tête : La question ne porte ni sur le démantèlement des éoliennes existantes, ni sur une simple limitation locale, ni sur les autres énergies renouvelables.
Citations, dates et sources
Cette attribution porte sur la proposition précise. Elle n’est pas déduite de l’étiquette politique ou du parti.
« Malgré cela, la PPE3 programme simultanément de nouveaux réacteurs, de l’éolien terrestre et des dizaines de parcs offshore sur la base d’une consommation de 550 à 670 TWh que rien ne laisse aujourd’hui présager. [...] N’investir que là où la demande est démontrée. Renoncer aux filières les plus coûteuses. »
PPE3 : une faute stratégique, démocratique et économique
Site officiel · Nouvelle Énergie · publié le · collectée le
« Malgré cela, la PPE3 programme simultanément de nouveaux réacteurs, de l’éolien terrestre et des dizaines de parcs offshore sur la base d’une consommation de 550 à 670 TWh que rien – aucune commande industrielle, aucun contrat, aucun investissement privé – ne laisse aujourd’hui présager. RTE lui-même distingue deux scénarios contrastés ; la PPE3 est construite sur le plus optimiste, celui qui suppose des décisions industrielles et des investissements qui ne sont pas pris ni même engagés. Les coûts sont connus : 200 milliards d’euros d’investissements réseau d’ici 2040, des parcs éoliens en mer entre 164 et 196 euros/MWh pour ceux en service – et jusqu’à 310 euros/MWh pour l’éolien flottant au vu des prix britanniques –, une accise sur l’électricité à 30,35 euros/MWh pour les ménages, en hausse de 37 % depuis 2019, quand l’Allemagne l’a ramenée à 0,5 euro/MWh pour son industrie. Les 92 TWh exportés en 2025 l’ont été à un prix inférieur à celui auquel EDF rachète la production renouvelable nationale : on vend à perte une électricité dont on n’a pas besoin, et la différence est payée par les Français sur leurs factures et leurs impôts. Produire plus d’électricité sans débouchés réels ne crée pas de demande. C’est l’inverse : cela renchérit le coût unitaire et détruit les conditions de la compétitivité et de l’électrification qu’on prétend accélérer. Le nucléaire existant est menacé Plus grave, le nucléaire existant est menacé. Quand le soleil brille ou que le vent souffle, la production renouvelable est prioritaire sur le réseau. Pour lui faire de la place, on contraint les réacteurs nucléaires à baisser leur puissance, voire à s’arrêter. C’est ce qu’on appelle la modulation. Or le nucléaire est conçu pour tourner en continu : ses coûts sont essentiellement fixes. Moins il produit, plus chaque kilowattheure revient cher. EDF estime que cette modulation pourrait tripler, passant de 30 à 90 TWh perdus par an. Chaque jour d’arrêt coûte entre 1,1 et 1,8 million d’euros par réacteur selon sa puissance. A l’échelle du parc, ce sont plusieurs milliards d’euros de production sacrifiée chaque année. Pire : un rapport confidentiel d’EDF transmis à Matignon en novembre alerte sur l’usure accélérée des composants et la menace que ces cycles répétés font peser sur la prolongation des réacteurs alors que cette prolongation est de loin l’option la moins chère du système. On fragilise le seul actif bas-carbone compétitif du pays, celui-là même qui nous donne un avantage comparatif par rapport à tous nos voisins européens. Derrière cette PPE se cache évidemment un arbitrage politique. Les filières renouvelables ont intensifié leur pression, et on ne peut évacuer l’idée que l’exécutif cherche des alliances en vue de 2027. La PPE serait assortie d’une clause de réexamen à cet horizon, ce qui revient à léguer au prochain gouvernement la responsabilité d’un fiasco programmé. Maximiser et optimiser le parc existant. Redonner confiance dans le choix de l’électricité aux consommateurs. N’investir que là où la demande est démontrée. Renoncer aux filières les plus coûteuses. »
PPE3 : une faute stratégique, démocratique et économique
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